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Cecilia
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"Cecilia" m'ont très tôt baptisé
mes amis
flamencos, je m'appelle Cécile Briavoine et suis née en Normandie; j'ai
aussi un 8e de sang Malgache (Nosy Bé). Depuis l'âge de 10 ans 1/2 je
suis passionnée par le Flamenco que j'ai découvert en Corse en écoutant
Camarón et Paco de Lucía.
Ma passion pour la guitare flamenca plus précisément, naît après 4
cours pris à San Firenze et s'avère tellement forte que nous déménageons
à Toulouse où Vicente
Pradal m'auditionne, je lui joue una sevillana qu'il me demande de lui
apprendre, ce que je fais... il me dit qu'il l'appellera "la ceciliana"
et la mettra dans son 1er disque (?!)... Il me donnera des cours
pendant un an et demi au bout desquels il me dit qu'il n'a "plus rien à
m'apprendre"... Je le remplacerai ensuite pendant
un an en donnant les cours à un groupe de ses élèves au Centre culturel des Minîmes à Toulouse.
1985
- Stage avec mon Maître Manolo Sanlúcar. 1986 - J'obtiens une bourse d'étude de la guitare
flamenca
au Ministère de la Culture (Direction de la Musique et de la Danse).
Départ à Séville... Je remercie le destin qui a voulu que l'on me vole ma guitare là-bas, sinon je n'aurais jamais chanté...!! 1987 à 1995 - Dès mon retour je
travaille (et pars en tournées)
avec divers groupes (Mosaica, Faena flamenca,...). Je commence à
disposer d'une matière suffisante pour composer le répertoire du solo,
premières affiches "Cecilia en vivo"... et premier article intitulé "Cecilia
flamenca" (dans le "Flash" de Toulouse)...je suis "baptisée" !
1996 - Concerts en solo "Cecilia en vivo" dans la
région toulousaine (Le Bijou, la Cave-poésie,...) et ailleurs
(festivals, "Ste Croix s'éclate", "Alors Chante!" à Montauban,...). Je
travaille également avec Serge Guirao. 1998 - Pierre
Vassiliu m'appelle pour faire un concert au «
Boléro » à Samatan. Suivront 7 représentations en solo sur le paquebot
France. 1999 - 1ère partie ET concerts avec Pierre
Vassiliu au Théâtre
Bobino à Paris.
Et puis alors que j'étais partie composer "au calme" à Llançá
(Costa Brava), voilà que Pili pili (Pier Diouf Magalé) m'appelle de
Toulouse pour former le duo Sol'ingo dans lequel je chante aussi en
sanghô...¡Viva Africa! 2000 - Je deviens "maman!"..Ay mi
Camilito..Ole. 2003 - Chant sur l'album « Sentidos »
de Serge Lopez.
- Rencontre avec "Camille la violoniste" lors d'un concert au
Burgaud...Elle viendra souvent me rejoindre sur scène pour des instants
de pure magie...
2004-
Ouverture en solo du 1er Festival Méditerranéen de la Guitare au
Théâtre de Tunis. 2005 - Au cours d'un de mes concerts
(Fête de la Musique
organisée par "Souffle sur ta vie" à Carcassonne), je rencontre Manuel,
son oud, sa voix, sa guitare...et nous fondons une "familia" !... 2006
- Nous jouons et nous produisons sous le nom de
"Cecilia y familia" dans le sud de la France (Espéraza, Feria de
Carcassonne, Bugarach,...) 2007,2008 - Création de mon
1er spectacle «Chispeando».
Nous jouons le spectacle dans de belles salles, toujours bien remplies
et enthousiastes (Flamenco en Jurançon, Espace Gérard Philipe, Printemps
de Gouze, Planète Andalucía, Théâtre d'Orthez,...). 2009 -
La "famille" s'agrandit, nous rencontrons Luis et
Dani de "Candela", les nouvelles compositions "déboulent"...La joie
est en moi et l'alegría "en mi" (mayor y menor)...
...et le nouveau-né 2009...: "YALI"
le duo avec Manu.
2010 - Juan-Miguel Hernández intègre lui
aussi la
"familia" avec ses talents de conteur, comédien, narrateur, pour venir
dire des poèmes dans notre spectacle..."CHISPEANDO"
(de amor y de alegria)...
Pendant toutes ces années j'ai également continué à donner des cours
particuliers de guitare, souvent gracieusement; en effet je pense que
l'art n'est pas un "négoce" et que mes connaissances n'ont de valeur que
si elles sont partagées.
Je continue à travailler et à composer en SOLO, c'est pour moi une
force, une base solide et vraie,... la liberté...
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Manuel
Luis y Dani
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Manuel:
Arrivé à Perpignan à l'âge de 2 ans, aux portes du quartier
St Jacques, puis dans les Albères, là où la montagne plonge dans la
mer. Passionné depuis l'enfance par la musique en général, dont les
percussions africaines, et la musique arabe. C'est à l'adolescence, en
travaillant dans les chevaux, que je fis la rencontre avec la
communauté gitane des P.O, puis, à l'université avec celle de Montpellier. Un
amour pour le Flamenco naquit au fil de ces rencontres et devint
passion en 2003 avec la découverte de Cádiz, la ville de la "alegría" et du "tanguillo". A mon retour je fis la connaissance d'Hervé Bailen
un guitariste catalan de formation classique mais passionné lui aussi
par le flamenco. Nous nous sommes mis à monter un répertoire et avons
écumé les terrasses de la côte vermeille, cet été là, nous avons
participé à l'animation du 1er festival international de flamenco
d'Argelès sur mer, au parc de Valmy avant le concert du maître Tomatito. L'année suivante, je retournai à Cádiz où je pris des cours de guitare flamenca dans la vieille ville avec "David De Lara"(Un
flamenco gaditano ,Ole pa mi compare !!) et où je me suis vraiment
épris de l'accompagnement de ce chant si authentique qu'est «el cante
flamenco». De retour en France, un ami, "Benito de Aragon" me dit qu'il
avait fait la connaissance d'une guitariste flamenca de haut niveau et
qu'il fallait qu'il me la présente car elle donnait des cours. Je fus
impressionné par le talent et la simplicité de cette Artiste qui
n'était autre que Cécile "Cecilia flamenca".
Elle fût pour moi une autre révélation (Maestra en su arte ), après
avoir partagé quelques compases et quelques letras, elle organisa une
sorte de mini-stage et commença à me guider en me donnant des clés
guitaristiques mais aussi harmoniques. Dès lors, je vis combien ces
conseils étaient précieux tant je sentais que ma guitare sonnait de
mieux en mieux, elle savait voir et surtout entendre les détails qui
font que "ça sonne" ou pas... Hervé devait partir pour la Turquie, et
quelques jours après cette nouvelle, Cécile m'appela me proposant de
partager sa musique, cette idée m'enchanta et c'est avec une joie
immense que j'acceptai. C'est ainsi qu'en 2005 je rejoignais Cecilia y familia et l'aventure continue.
Le Oud
(luth arabe) est un autre instrument que j'ai découvert lorsqu'un ami
(Nicolo) m'en offrit un de retour du Maroc. J'ai tout de suite adoré la
profondeur du son de cet instrument, et me suis mis à essayer de
l'apprivoiser avec les moyens du bord, et les rencontres musicales.
Puis on m'a ramené un oud de Tunisie avec lequel j'ai vraiment
découvert et élaboré des techniques de jeu en utilisant autant le
plectre (sorte de médiator) que les doigts à la façon flamenca. Enfin,
notre ami Taoufik Bargoud me trouva un superbe oud égyptien avant l'été 2009, c'est un oud de l'école de Naseer Shamma
du Caire. Le son de cet instrument est fabuleux et c'est un régal de
composer et d'interpréter la musique avec un tel instrument. C'est
ainsi qu'en 2009 est né un nouveau répertoire et nous avons décidé de
monter un duo nommé Yali, de très bonnes vibrations et une musique acoustique qui nous passionne.
Daniel Delgado guitariste autodidacte qui s'éclate aux côtés de Luis Miguel Perez Martin
forment le duo Candela en honneur au temple du flamenco a madrid et son
createur Miguel Angel Aguilera connu comme Miguelito Candela.
Luis Miguel Perez Martin.
Je suis né le 16 novembre 1963 à Madrid. J’écoutais déjà du flamenco
dans le ventre de ma mère, mon oncle Miguel me le chantait quand
j’étais enfant et je m’endormais dans ses bras et dans ceux de ma mère
en l’entendant.
Dans la taverne de Manolo, dans laquelle les tables étaient des
barriques, Juan El Carpintero et mon oncle Miguel s’asseyaient pour
chanter sur le style de Porrinas de Badajoz, Farina Manuel Torre,
Vallejo,Caracol, Mairena, Marchena et Molina. Et ma mère m’envoyait
chercher mon père et mon oncle, mais je finissais toujours par rester
dans la taverne au lieu de rentrer à la maison. A douze ans, avant même
de finir l’école primaire, je chantais déjà avec un ami gitan qui
vendait des --illets dans mon quartier Chamartin.
Tequila et Antonio Flores, je les ai connus dans le parc de Santa Marta
alors que je chantais. C’est là aussi que j’ai connu Javier el
Tangerino et Ramon Isbert, le premier fut mon maître et avec le second
j’ai partagé de grands moments de musique.
C’est Javier qui m’a fait connaître Candela et qui m’a présenté
Miguelito, une des personnes les plus importantes que j’ai connues et
dont j’ai tant appris. C’est le patron du local flamenco le plus
prestigieux du monde par lequel sont passés les plus grands maîtres du
flamenco. Don Ramon Montoya est venu chez moi avec mon oncle Miguel et
Ramon Isbert et j’ai eu l’honneur de chanter pour le grand maître.
J’ai aussi rencontré Tomas Roson: « Tomi » et avec Javier ils m’ont
enseigné l’art flamenco. Quelques années plus tard je suis parti vivre
à Grenade, en Andalousie, dans le Sacromonte, le lieu culte dans le
monde du flamenco, et dans les Alpujarrras. En ces lieux j’ai passé de
très bonnes soirées avec Enrique Morente, Pepe Habichuela et sa
famille, Juan Habichuela, Miguel Angel Carmona, Paco Cortes, Miguel
Angel Cortes, El Chino.
A Pitres et à Ferreilola j’ai aussi eu le plaisir de chanter avec Rudi
El Guiri, Yojanes, Mario Maya, Loreto, Ana, Vicente El Cosi, et Pablo
Bicho entre autres.
De retour à Madrid huit ans plus tard, j’ai repris contact avec le
monde du flamenco et j’ai passé de bons moments avec des grands tels
que Rafael Riqueni, Enrique de Melchor, Montoyita, Vicente Amigo,
Gerardo Niñez, Miguel Jimenez, Niño Josele, Tomatito et j’ai bien sûr
suivi chaque pas de Camaron et de Paco de Lucia encouragé et accompagné
d’un grand ami à eux, le photographe Kike Jimenez , celui qui a su le
mieux figer la magie de ce duo de légende dans ses photos.
Au Candela, je suis devenu ami de Tomasito, un des rois du compas et de
la fusion, qui m’a ouvert les portes et m’a présenté à beaucoup
d’autres stars du flamenco et de la musique comme Jorge Pardo, Tino Di
Geraldo, Carlos Benavent, Ruben Dantas ( les membres du groupe de Paco
de Lucia), et Diego Carrasco.
Jerry Gonzalez, Diego el Cigala, Duquende, el Potito, Capullo de Jerez,
el Tio Carmona, Antonio Canales, Juaquin Cortes, Javier Latorre, Sara
Baras, Eva la Yerbabuena et beaucoup d’autres grands du flamenco (que
ceux dont je ne cite pas les noms me pardonnent) me furent présentés
par Miguelito et Tomasito.
Après la mort de mon père je me suis retiré du circuit et maintenant
trois ans plus tard, me voici de retour.
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